Transphobie : le cheval de Troie qui nous menace toutes
Le 11 février 2026, le Congrès américain approuvait le SAVE Act, qui priverait 90 millions de personnes de leur droit de vote. Une loi présentée comme une mesure de sécurité électorale, mais dont les premières cibles sont les personnes trans, les personnes racisées, les précaires et les femmes. Ce texte n'est pas un accident : il est l'aboutissement d'une offensive législative méthodique en cours depuis plusieurs années. Ce qui se passe aux États-Unis et au Royaume-Uni nous concerne toutes et tous. Explications.
Natio-natalisme : Pourquoi les droits des femmes reculent sous l’extrême droite
États-Unis, Corée du Sud, Iran, Italie… Malgré leurs profondes différences, voire les conflits qui les opposent, ces pays sont tous sous un régime d’extrême droite. Et dans chacun d’entre eux, les droits des femmes reculent. Pourquoi ? Examinons cela de plus près.
Amour ≠ couple Pourquoi l’amitié reste-t-elle reléguée au second plan
Pourquoi l’amour romantique bénéficie-t-il d’une reconnaissance sociale, juridique et symbolique que l’amitié n’a pas ?
Pourquoi une rupture amoureuse bouleverse l’ordre social, alors qu’une rupture amicale passe presque inaperçue ?
Vieille fille : le célibat comme trouble social (Du début du XIXème siècle de Bridgerton à aujourd’hui)
Pourquoi le célibat féminin continue-t-il d’inquiéter ?
Dans un monde où l’autonomie des femmes progresse, pourquoi “finir seule” reste-t-il une menace brandie comme un avertissement ?
La vielle fille est-elle aujourd’hui la figure insoupçonnée de l’anti-capitalisme ?
ÉCOFÉMINISME : libérer les corps, les terres, les peuples
Pas le temps de lire 15 bouquins de théorie ?
Je te pose les bases. L’écoféminisme, c’est comprendre que ce qu’on inflige aux femmes et ce qu’on inflige à la Terre vient du même système : patriarcal, capitaliste et colonial.
Un système qui exploite les corps comme les ressource
non, les personnes handicapées ne sont pas asexuées.
Chaque année, pour la journée internationale des personnes handicapées, on parle d’accessibilité, d’emploi, de droits… mais on oublie systématiquement l’intimité, la sexualité, le désir.
Et ce silence, lui aussi, est une forme de violence.
le kink est-il toujours féministe ?
Le kink, c’est tout ce qui sort de la sexualité normative : fantasmes, fétiches, jeux de rôle, pratiques marginales…
Il est émancipateur, créatif, libérateur, et c’est ce qui le rend puissant. Mais nos désirs ne tombent pas du ciel : ils sont façonnés par le patriarcat, le racisme, le classisme et les histoires collectives de trauma, mais ça ne veut pas dire qu’on doit s’en débarasser.
Embrasser le kink, c’est aussi comprendre d’où viennent nos désirs…
Détransition : comment l’extrême droite instrumentalise des parcours marginaux
La détransition désigne le fait, pour une personne, de modifier ou d’interrompre une transition de genre (sociale, médicale ou administrative).
C’est une réalité minoritaire
Elle recouvre des situations très diverses
Elle n’implique pas nécessairement un rejet des identités trans
Pourquoi parle-t-on autant de détransition aujourd’hui ? Et quelle position politique cela sert-il ?
chirurgie esthétique : Quand tiktok redessine les corps
Aujourd’hui, nos corps évoluent dans un paysage saturé d’injonctions : rester jeune, rester lisse, rester “présentable”, rester compétitif·ve, rester désiré·e.
La beauté est une exigence sociale, un critère de crédibilité, un capital à maintenir, parfois pour conserver un emploi, parfois pour être simplement traité·e comme “normal·e”.
la crise du tatouage
💥Les tatoueur·euses parlent d’une “crise” : studios qui ferment, clients instables, matériel qui coûte de plus en plus cher… Mais ce n’est pas seulement une histoire de scratcheurs ou de mauvais payeurs.
Pourquoi on dit que les femmes travaillent gratuitement à partir du 4 novembre ?
« À partir du 4 novembre, les femmes travaillent… gratuitement ». Ce chiffre correspond aux femmes blanches cisgenres. Pour les femmes racisées, trans, grosses, handicapées… ce «travail gratuit» commence encore plus tôt dans l’année, en raison des discriminations croisées.
L’intersectionnalité : une méthode pour comprendre comment le genre se combine à d’autres facteurs de discrimination pour amplifier les inégalités.
Spoiler : Le ski, c’est pas un sport populaire.
Chaque hiver, pendant que certain·es “décompressent” à la montagne, d’autres comptent les jours de congé qu’ils peuvent vraiment se permettre. 🎿
Et si le ski n’était pas un simple loisir d’hiver, mais le miroir blanc immaculé de nos inégalités sociales ?
Et si on prenait enfin les enfants au sérieux ?
“Faire l’enfant”, “infantile”, “puéril”... difficile de nier les connotations négatives que nos regards d’adultes associent à l’enfance.
Dans notre société, l’enfant est perçu comme un être “en devenir”, inachevé, et donc moins légitime que l’adulte.
La pédopsychiatre Laélia Benoît, dans son ouvrage Infantisme (Seuil, 2024), propose d’explorer ce biais collectif : et si le regard dévalorisant porté sur les enfants était une forme de domination structurelle comparable à celles du patriarcat ou du racisme ?
L'histoire raciste de l'épilation corporelle
Aujourd’hui, l’immense majorité des femmes en France s’épilent régulièrement. Mais cette norme n’a rien de naturel : elle s’est construite à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, à un moment où l’hygiénisme, la médecine et les sciences raciales ont joué un rôle central dans la définition de la féminité.
le désir n’est jamais neutre
On présente souvent le désir masculin comme “naturel”, “instinctif”, voire “biologique”. Mais les sciences sociales montrent que le désir se forme par apprentissage : par la socialisation, les représentations culturelles, la pornographie, les récits entre pairs.
la pureté militante : un fléau de nos luttes
C’est l’idée que, pour “mériter” de faire partie de la lutte, il faut incarner parfaitement les bons discours, les bonnes terminologies, les bons gestes. Cela se traduit par des normes internes fortes : “tu as dit ceci, tu as fait cela, alors tu n’incarnes pas correctement le mouvement”. C’est fatiguant.
oui, la santé mentale c’est politique
La santé mentale telle qu’on la connaît a été fondée sur des perspectives masculines, blanches, bourgeoises et eurocentrées, qui ont façonné ce que l’on considère comme “normal”, “rationnel” ou “malade”.
Se soigner, c’est politique. Leurs cadres de pensée ont pathologisé la différence et naturaliser les hiérarchies sociales.
Pourquoi le “je suis apolitique” n’est jamais neutre ?
Beaucoup se disent “apolitiques” pour se tenir à l’écart des débats, souvent pour éviter les conflits ou parce qu’ils pensent que la politique n’a pas d’impact sur leur vie quotidienne.
Mais ce choix n’est jamais neutre : il a des conséquences concrètes sur le maintien des structures sociales existantes.
LA MÉRITOCRATIE UNIVERSITAIRE : UN MYTHE CAPITALISTE
La méritocratie, c’est un concept qui prétend que :
SEUL L’EFFORT INDIVIDUEL COMPTE.
En réalité, nos trajectoires sont façonnées par des systèmes d’oppression: racisme, sexisme, validisme, classisme… qui distribuent privilèges et obstacles de façon inégale.
L’Afroféminisme : une respiration militante
L’afroféminisme émerge du constat que les femmes noires étaient souvent invisibilisées dans les luttes sociales.
Dans les mouvements antiracistes, leurs voix étaient marginalisées par les hommes noirs. Dans les luttes féministes, elles étaient ignorées ou réduites au silence par les femmes blanches.
Ce double manque de reconnaissance a fait naître la nécessité de créer un espace où les expériences spécifiques des femmes noires puissent être entendues et valorisées.