non, les personnes handicapées ne sont pas asexuées.
Julie Tatin Julie Tatin

non, les personnes handicapées ne sont pas asexuées.

🎗 3 décembre — Journée internationale des personnes handicapées

Aujourd’hui, on parle d’accessibilité, de droits, de politiques publiques…
Mais une dimension reste constamment mise sous silence : la sexualité, le désir, l’intimité.

Lire la suite
chirurgie esthétique : Quand tiktok redessine les corps
Julie Tatin Julie Tatin

chirurgie esthétique : Quand tiktok redessine les corps

Aujourd’hui, nos corps évoluent dans un paysage saturé d’injonctions : rester jeune, rester lisse, rester “présentable”, rester compétitif·ve, rester désiré·e.

La beauté est une exigence sociale, un critère de crédibilité, un capital à maintenir, parfois pour conserver un emploi, parfois pour être simplement traité·e comme “normal·e”.

Lire la suite
la crise du tatouage
Julie Tatin Julie Tatin

la crise du tatouage

💥Les tatoueur·euses parlent d’une “crise” : studios qui ferment, clients instables, matériel qui coûte de plus en plus cher… Mais ce n’est pas seulement une histoire de scratcheurs ou de mauvais payeurs.

Lire la suite
Pourquoi on dit que les femmes travaillent gratuitement à partir du 4  novembre  ?
Julie Tatin Julie Tatin

Pourquoi on dit que les femmes travaillent gratuitement à partir du 4  novembre  ?

« À partir du 4  novembre, les femmes travaillent… gratuitement ». Ce chiffre correspond aux femmes blanches cisgenres. Pour les femmes racisées, trans, grosses, handicapées… ce «travail gratuit» commence encore plus tôt dans l’année, en raison des discriminations croisées.

L’intersectionnalité : une méthode pour comprendre comment le genre se combine à d’autres facteurs de discrimination pour amplifier les inégalités.

Lire la suite
Spoiler : Le ski, c’est pas un sport populaire.
Julie Tatin Julie Tatin

Spoiler : Le ski, c’est pas un sport populaire.

Chaque hiver, pendant que certain·es “décompressent” à la montagne, d’autres comptent les jours de congé qu’ils peuvent vraiment se permettre. 🎿
Et si le ski n’était pas un simple loisir d’hiver, mais le miroir blanc immaculé de nos inégalités sociales ?

Lire la suite
Et si on prenait enfin les enfants au sérieux ?
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

Et si on prenait enfin les enfants au sérieux ?

“Faire l’enfant”, “infantile”, “puéril”... difficile de nier les connotations négatives que nos regards d’adultes associent à l’enfance.

Dans notre société, l’enfant est perçu comme un être “en devenir”, inachevé, et donc moins légitime que l’adulte.

La pédopsychiatre Laélia Benoît, dans son ouvrage Infantisme (Seuil, 2024), propose d’explorer ce biais collectif : et si le regard dévalorisant porté sur les enfants était une forme de domination structurelle comparable à celles du patriarcat ou du racisme ?

Lire la suite
L'histoire raciste de l'épilation corporelle
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

L'histoire raciste de l'épilation corporelle

Aujourd’hui, l’immense majorité des femmes en France s’épilent régulièrement. Mais cette norme n’a rien de naturel : elle s’est construite à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, à un moment où l’hygiénisme, la médecine et les sciences raciales ont joué un rôle central dans la définition de la féminité.

Lire la suite
le désir n’est jamais neutre
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

le désir n’est jamais neutre

On présente souvent le désir masculin comme “naturel”, “instinctif”, voire “biologique”. Mais les sciences sociales montrent que le désir se forme par apprentissage : par la socialisation, les représentations culturelles, la pornographie, les récits entre pairs.

Lire la suite
la pureté militante : un fléau de nos luttes
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

la pureté militante : un fléau de nos luttes

C’est l’idée que, pour “mériter” de faire partie de la lutte, il faut incarner parfaitement les bons discours, les bonnes terminologies, les bons gestes. Cela se traduit par des normes internes fortes : “tu as dit ceci, tu as fait cela, alors tu n’incarnes pas correctement le mouvement”. C’est fatiguant.

Lire la suite
oui, la santé mentale c’est politique
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

oui, la santé mentale c’est politique

La santé mentale telle qu’on la connaît a été fondée sur des perspectives masculines, blanches, bourgeoises et eurocentrées, qui ont façonné ce que l’on considère comme “normal”, “rationnel” ou “malade”.

Se soigner, c’est politique. Leurs cadres de pensée ont pathologisé la différence et naturaliser les hiérarchies sociales.

Lire la suite
Pourquoi le “je suis apolitique” n’est jamais neutre ?
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

Pourquoi le “je suis apolitique” n’est jamais neutre ?

Beaucoup se disent “apolitiques” pour se tenir à l’écart des débats, souvent pour éviter les conflits ou parce qu’ils pensent que la politique n’a pas d’impact sur leur vie quotidienne.

Mais ce choix n’est jamais neutre : il a des conséquences concrètes sur le maintien des structures sociales existantes.

Lire la suite
LA MÉRITOCRATIE UNIVERSITAIRE : UN MYTHE CAPITALISTE
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

LA MÉRITOCRATIE UNIVERSITAIRE : UN MYTHE CAPITALISTE

La méritocratie, c’est un concept qui prétend que :

SEUL L’EFFORT INDIVIDUEL COMPTE.

En réalité, nos trajectoires sont façonnées par des systèmes d’oppression: racisme, sexisme, validisme, classisme… qui distribuent privilèges et obstacles de façon inégale.

Lire la suite
L’Afroféminisme : une respiration militante
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

L’Afroféminisme : une respiration militante

L’afroféminisme émerge du constat que les femmes noires étaient souvent invisibilisées dans les luttes sociales.

Dans les mouvements antiracistes, leurs voix étaient marginalisées par les hommes noirs. Dans les luttes féministes, elles étaient ignorées ou réduites au silence par les femmes blanches.

Ce double manque de reconnaissance a fait naître la nécessité de créer un espace où les expériences spécifiques des femmes noires puissent être entendues et valorisées.

Lire la suite
la complicité des femmes dans le patriarcat
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

la complicité des femmes dans le patriarcat

Certaines femmes, par leur rôle de mères, de soeurs, de patronnes, amies, professeures, militantes reproduisent les normes patriarcales, souvent sans en avoir conscience. Non pas parce qu’elles “aiment opprimer”, mais parce que le système les y a socialisées... et qu’il les récompense quand elles le font.

Lire la suite
pourquoi il faut arrêter d’écouter les artistes agresseurs ?
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

pourquoi il faut arrêter d’écouter les artistes agresseurs ?

Chaque fois que nous cliquons sur “lecture”, nous donnons de l’argent à l’artiste. Chaque stream génère des “royalties”, qui permettent des bénéfices.

Écouter un agresseur, c’est participer au financement de son train de vie, ses avocats, sa carrière. Les plateformes de streaming utilisent des algorithmes afin de mettre en avant les artistes les plus écouté.e.s. La visibilité, c’est du pouvoir

Lire la suite
le syndrôme de la grande-soeur : quand prendre soin devient un fardeau
Maïa Delcourt Maïa Delcourt

le syndrôme de la grande-soeur : quand prendre soin devient un fardeau

Le syndrôme de la grande soeur désigne un ensemble de comportements et de ressentis, souvent associés aux filles aînées, qui se retrouvent à assumer des responsabilités parentales dès leur enfance. Ce phénomène est largement documenté dans les sciences sociales et la psychologie. Il reflète une dynamique familial où la fille aînée devient une figure de soutien, parfois au détriment de son propre développement personnel.

Lire la suite
BEAUTÉ ET colonialité :  blanchir, bronzer, approprier
Julie Tatin Julie Tatin

BEAUTÉ ET colonialité : blanchir, bronzer, approprier

Tout comme les cheveux, les vêtements ou les langues, la pigmentation de la peau est politique. Elle peut être :

Modifiée : dépigmentation pour se rapprocher d’un idéal blanc, bronzée pour afficher un certain statut social.
Appropriée : Quand des personnes blanches foncent artificiellement leur teint pour “performer” une esthétique racisée sans subir le racisme associé.Beauté et colonialiste : blanchir, bronzer, approprier

LA PEAU DEVIENT ALORS UN TERRAIN DE POUVOIR, DE DOMINATION ET DE RÉSISTANCE

Lire la suite