ÉCOFÉMINISME : libérer les corps, les terres, les peuples

Pas le temps de lire 15 bouquins de théorie ?Je te pose les bases.

L’écoféminisme, c’est comprendre que ce qu’on inflige aux femmes et ce qu’on inflige à la Terre vient du même système : patriarcal, capitaliste et colonial.

Un système qui exploite les corps comme les ressources

Fanon nous l’avait déjà montré :

dans l’imaginaire colonial, la “nature hostile”, ce n’est pas seulement la jungle — ce sont aussi les peuples colonisés, considérés comme indociles et à dominer.

Détruire la nature et dominer les peuples

répondent à la même logique violente.

Aujourd’hui encore, comme le rappelle Malcolm Ferdinand, l’écologie dominante reste traversée par des récits et des priorités majoritairement blancs.

On oublie que la colonisation est aussi une catastrophe écologique majeure, et que la modernité économique s’est construite dans des logiques extractivistes et plantationnaires.

Une écologie sans lutte sociale et décoloniale, c’est du jardinage.

Qui paie le prix ?

Les femmes, les plus pauvres,

les quartiers populaires, les populations racisées.

• Environ 80 % des personnes déplacées par le climat sont des femmes et des filles

• Les femmes produisent une grande partie de l’alimentation mondiale mais représentent moins de 20 % des propriétaires fonciers

• Dans de nombreuses régions, elles cultivent la terre, sans en posséder les droits

Et comme le rappelle Fatima Ouassak : les quartiers populaires vivent souvent dans les zones les plus polluées et les plus vulnérables. La crise écologique amplifie les dominations déjà existantes.

Terre et Liberté — Manifeste antiraciste pour une écologie de la libération le rappelle :

les inégalités écologiques prolongent l’histoire coloniale.

L’écologie doit être une lutte pour la dignité humaine. Sinon, ce n’est pas de l’écologie.

Pour aller plus loin, on te conseille vivement :

ces deux épisodes de Un podcast à soi de Charlotte Bienaimé (Arte Radio), qui explorent les liens entre féminisme, écologie et luttes sociales ; ainsi qu’une vidéo d’Histoires Crépues sur l’écologie décoloniale, pour comprendre comment les enjeux environnementaux sont liés à l’histoire coloniale et aux rapports de pouvoir actuels

Pour aller plus loin, on te conseille vivement :

ces deux épisodes de Un podcast à soi de Charlotte Bienaimé (Arte Radio), qui explorent les liens entre féminisme, écologie et luttes sociales ; ainsi qu’une vidéo d’Histoires Crépues sur l’écologie décoloniale, pour comprendre comment les enjeux environnementaux sont liés à l’histoire coloniale et aux rapports de pouvoir actuels.

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Vieille fille : le célibat comme trouble social (Du début du XIXème siècle de Bridgerton à aujourd’hui)

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non, les personnes handicapées ne sont pas asexuées.